mercredi 31 octobre 2007

Diversion


Les lectures s'entassent, les pages traduites se tassent, pas le moment de boire la tasse. Que faire pour varier la diversité et panacher l'arc en ciel des journées. Rien trouvé d'autre que d'écrire des livres pour enfants, et plus précisément pour petits enfants, tant qu'à faire ceux qui ne savent pas lire, comme ça le boulot c'est maman ou papa qui se le farcira. Et puis, s'agit de penser sérieusement à ma reconversion, parce qu'après Pynchon (et Vikram Seth, et Vollmann, et J. Eric Miller), à moins de trouver acquéreur pour Das Kapital ou Omega Minor, j'ai besoin de faire un break qui sera pas fast. Votre obédient serviteur sortira donc en septembre 08, chez Albin Michel Jeunesse (mais pourquoi monsieur et madame Jeunesse ont-ils donné ce prénom composite à leur fils?!!!), un livre illustré (pas par mes soins, je vous rassure tout de suite - on cherche encore un habile homme), intitulé (ou devrais-je dire: acidulé): Le Minotard. Ça fait dix ans que mes bambins me réclament d'écrire pour leurs pommes et maintenant qu'ils lisent Marx et grattent du Cobain, je me réveille. Secrètement, mon sournois dessein est le suivant: former de nouvelles générations aux arcanes subtils des viciosités de la langue afin de m'assurer un renouvellement (à long terme, certes, j'en conviens, et présume de mon espérance de vie) de mon lectorat qui par ailleurs frôle, quantitativement parlant, le rachitisme, voire le nanisme. A la source, donc!

1 commentaire:

  1. Eh eh eh ! Fallait pas refuser de traduire Harry Poter !
    (s) : simplet

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