Le Clavier Cannibale décroche jusqu'à lundi, histoire de remettre à l'heure la pendule omnivore de ses lectures (et de sniffer de la chlorophylle). Dans la valise molletonnée à roulettes omnidirectionnelles et poignée télescopique, entassés tels des lingots-sardines, pas mal de proies feuilletées en attente de dévoration:
Le garçon aux icônes, de Desmond Hogan, futur roman culte écrit par un Irlandais secret et traduit finement par Pierre Demarty ;
Farigoule Bastard, de Benoît Vincent, attendu depuis que la belle lurette existe (Attila);
l'injustement négligé Animale, de Laure Anders (Buchet-Chastel) dont Jean-Phi Blondel m'a imposé la lecture;
L'enfance politique, de Noémi Lefebvre (Verticales) puisque Pagès l'a édité;
Vilnius Poker, de Ricardas Gavelis, monstre lituanien publié par Monsieur Toussaint Louverture, qui est tellement beau qu'on ne s'en lasse pas ;
L'orage et la loutre, de Lucien Ganiayre (L'Ogre) parce que l'Ogre est comestible;
029-Marie, de Franck Manuel, avec qui je débattrai bientôt lors de l'Escale du livre à Bordeaux (on vous dira quand et où en temps et en heure), publié par le redoutable Anarchasis;
Des phrases ailées, de Virginia Woolf, recueil d'essais choisis, présentés et traduits par Cécile Wajsbrot pour Le Bruit du Temps;
Le chantier littéraire, de Monique Wittig, aux PUL, ainsi que, chez le même éditeur, Un corps dérisoire/ 1. L'empan, de Georges-Arthur Goldschmidt;
mais aussi, pour garder la santé, Nécrophilie, un tombeau nommé désir, de Patrick Bergeron, aux éditions Le Murmure;
S'enfonçant, spéculer, d'Antoine Boute, chez Onlit éditions (et chez le même éditeur, tant qu'à faire, Comment le chat de mon ex est devenu mon ex-chat, d'Edgar Kosma);
et puis, on y tient, Moi, Cheeta, de James Lever (Le Nouvel Attila);
et Rosa, de Thomas Harlan (L'Arachnéen)
& itou Brez cinéma, de Colette Mazabrard (avec qui on discutera également à Bordeaux).
Bon, on ne vous promet pas de tout lire en quatre jours ni de tout chroniquer, ça prendra le temps qu'il faudra, dra, dra, mais la fortune dorée sourit aux audacieux comme on se couche dans la fontaine qui à la fin se casse donc à la campagne quelques jours. Sur ce, je vous laisse fredonner les paroles suivantes, vous en connaissez peut-être l'air…
From the dusty mesa her looming shadow grows
Hidden in the branches of the poison creosote
She twines her spines up slowly towards the boiling sun,Tous en chœur maintenant…
And when I touched her skin, my fingers ran with blood.
In the hushing dusk, under a swollen silver moon,
I came walking with the wind to watch the cactus bloom.
A strange hunger haunted me; the looming shadows danced.
I fell down to the thorny brush and felt a trembling hand.
When the last light warms the rocks and the rattlesnakes unfold,
Mountain cats will come to drag away your bones.
And rise with me forever across the silent sand,
And the stars will be your eyes and the wind will be my hands.
