L'Escale du Livre, c'est de vendredi à dimanche et c'est à Bordeaux. Il y aura Laurent Mauvignier, Lidia Jorge, Andreï Kourkov, Mona Ozouf, Will Self (oui), Lyonel Trouillot, Laurent Gaudé, Jean-Noël Orengo, Minh Tran Huy, Olivier Adam (qui aura peut-être sa carte…), etc. Pour ce qui est de Alain J'y Vais Juppé, on ne sait pas trop, mais bon, parfois un astéroïde tombe au bon endroit.
J'aime bien Bordeaux. C'est une couleur pas comme les autres.
J'aime bien Bordeaux. C'est une couleur pas comme les autres.
Je participerai du coup à trois rencontres, porté par un enthousiasme dont je ne connais d'équivalent que dans le monde sub-aquatique, puisque l'écrivain est une murène qui s'ignore et un bigorneau qui se la coule douce. (Ne cherchez pas à comprendre, je suis sous tramadol, et parmi les effets indésirables figure la bonne volonté.) En voici le détail (des rencontres):
• Le samedi 11 à 16h, au Comptoir des Mots – rencontre intitulée "Regards croisés : Géographie intime", où on évoquera mon dernier livre, Dans la queue le venin (éd. l'Arbre Vengeur) et 029-Marie (éd. Anarchasis), de Franck Manuel – en gros, on parlera du rapport inéluctable entre la pulsion sexuelle et la mise à mal du clavier, des formes diverses que peut adopter spontanément l'orgasme quand les partenaires idoines sont absents à eux-mêmes et que vagit, rubicond, et loin dans l'infini, la sirène moite du peut-être. Une fois de plus, bien sûr, je schématise.
• Le samedi 11, à 18h, au Salon Littéraire – rencontre avec Colette Mazabrard, auteur de Monologues de la boue (éd. Verdier), dont je vous ai déjà parlé. Il sera question de paysage, donc de traversée de la page. On lira. On verra si Rimbaud vient. La boue est sagesse, et silence, pas de panique.
• Le dimanche 12, à 15h, au Forum des Livres – rencontre autour des éditions de l'Ogre, avec Aurélien Blanchard et Benoît Laureau (dont je ne cesse de vous parler). Si vous n'avez toujours pas lu le livre de Max Blecher, Aventures dans l'irréalité immédiate, je ne vous en veux pas, mais faites gaffe quand même. Un nouvel éditeur est une chose précieuse, voire sauvage. D'Ormesson en Pléiade, est-ce vraiment excitant? Non? Non. Ok, donc, foncez sur l'Ogre. Ici on échoue mieux, je crois.
Je serai également présent, mais de façon plus écliptique, pour ainsi dire infra-promotionnelle, sur le stand de la librairie La Mauvaise Réputation qui est tenue par des gens ayant tous au moins dix ans d'existence en enfer et au-delà. J'essaierai de les distraire en leur racontant des blagues pas drôles sur l'homme qui rentre dans un bar, ce poisson. Il fera dans les 20°, alors ne nous plaignons pas, car, rappelez-vous, à la même date, en 1958, on avait frôlé le zéro (j'ai vérifié, ho). Venez très beaucoup.
Ah, mon agent littéraire – en gros, mon auriculaire – me dit que c'est le moment de lâcher un scud, pardon, un scoop. Alors voilà. J'ai rendu mon manuscrit, après deux ans et demi de saignée d'encre et de convulsions de papier. Le livre sortira fin août aux éditions Actes Sud. Il aura pour titre Crash-Test. Et oui, vous l'avez deviné: Au commencement était l'Accident…
Ah, mon agent littéraire – en gros, mon auriculaire – me dit que c'est le moment de lâcher un scud, pardon, un scoop. Alors voilà. J'ai rendu mon manuscrit, après deux ans et demi de saignée d'encre et de convulsions de papier. Le livre sortira fin août aux éditions Actes Sud. Il aura pour titre Crash-Test. Et oui, vous l'avez deviné: Au commencement était l'Accident…


