FestivAlvignon 1 : Maldoror, de Julien Gosselin
V endredi, c’était la générale de Maldoror , mis en scène par Julien Gosselin. Maldoror : un nom qui, ici, est l’arbre qui cache une forêt ayant pour nom Bolaño. Ou plutôt qui en est la serrure, la porte d’entrée, celui qui chante le Mal servant d’ombre portée à l’œuvre de l’écrivain chilien. Alors, arbre, serrure, porte, ombre ? Disons exergue. Car, hormis l’incipit des Chants de Maldoror projeté sur grand écran en préliminaire, l’œuvre de Lautréamont est quasiment absente du spectacle. Mais quelque chose, pour Gosselin, relie leurs travaux, c’est certain. Une certaine idée de la cruauté ? Sans doute. Cela dit, Baudelaire aurait été tout aussi pertinent, à sa manière. Le fait est qu’on est très vite plongé dans le Bolaño de La littérature nazie en Amérique , à travers une suite impressionnante de tableaux, toutes sortes d’interrogatoires/interviews permettant au metteur en scène de rendre vive, palpable, même quand elle se dissimule, la persistance de l’idéologie nazie après la Secon...








