La machine et le fantôme: à propos d'un propos mal à propos
L’affaire Thélyson Orélien – difficile de ne pas l’appeler ainsi – oblige à une mise à plat. De deux choses l’une – et l’autre n’est pas ici le soleil, comme disait Prévert – soit l’auteur a utilisé l’IA soit il ne l’a pas utilisé. (On aimerait évidemment que ça soit aussi simple…) Premier cas de figure : L’auteur n’a pas utilisé l’IA. Doit-il prouver qu’il ne l’a pas utilisée parce que certaines personnes affirment qu’il l’a utilisée ? On est déjà sur une pente glissante, puisqu’on ne peut pas systématiquement exiger des auteur.es un certificat de bonne conduite. Je n’ai pas à cocher la case « je ne suis pas un robot » chaque fois que je publie un livre. Ici, ce n’est pas à l’accusé.e de faire la preuve de son innocence, mais en revanche c’est au procureur d’exposer les motifs (profonds) de son accusation, et il/elle doit le faire non arguant qu’un logiciel a fait le boulot à sa place mais en expliquant pourquoi il/elle a décidé de recourir à un logiciel pour étayer ses intuitions, in...







