FestivAlvugnon (3) : Silence, par Lucie Antunes et Mathilde Monnier
Il faut imaginer le décor naturel: la carrière de Boulbon. À ciel ouvert et déchiqueté par les bords d'une passe en fictif écroulement. Dans cette arène sèche, sur scène, un immense disque blanc rappelant un 33t démesuré ou une surface lunaire encore jamais profanée. Et au centre de ce disque, groupés comme des amis de longue date, une batterie d'instruments de musique. C'est alors que la transe commence, partie du centre elle envoie à la périphérie du disque sept danseurs qui chacun reçoit et incarne les décharges de sons. Outre la musique intensément envoûtante et les danses toutes en ondulations et fractures, ce qui marque c'est l'absolue solidarité de cette phalanstère, chaque dansant se démenant comme une particule, à la fois soucieuse de ses échos et attentive à la proximité des autres particules. On est comme dans un prodigieux cyclotron, où l'énergie accumulée et diffusée passerait par des canaux amicaux, bienveillants. Bref, le "silence" mis...








