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Quand l'Expresse lâche ses chiens, c'est qu'il y a panique dans la niche

  Pour avoir osé donner son avis sur la condition sociale de l'écrivain – pas de congés maladie, pas de congés payés, pas d'indemnisations chômage, etc. – l'écrivain Julien Delmaire, par ailleurs auteur publié (jusqu'ici?) par Grasset, s'est vu conspué par un journaliste (?) de l'Express , et ce avec toute la délicatesse dont sont capables les moutons de cet organe de presse. La méthode est toujours la même: tout d'abord on critique le physique, en comparant Delmaire à Doc Gynéco, histoire d'insuffler quelques relents racistes, puis on attaque la notoriété, en expliquant que cet auteur vend "peu", et donc a beau jeu de réclamer des "avantages" sociaux. On le voit bien, les chiens de garde de Bolloré sont lâchés. Mais derrière ces coups bas assez ignominieux, c'est toujours la même rengaine, celle qui fait la lie du fascisme ordinaire première phrase, et qu'avait en son temps bien repéré Umberto Eco: l'anti-intellectualisme...

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