Du rififi dans l'édition : quand Bolloré purge, ça urge
Certes, à côté de ce qui se passe en Ukraine, en Iran, Palestine, au Liban, etc., le limogeage du PDG de Grasset, Olivier Nora, peut paraître un simple fait éditorial, comme il s'en produit fréquemment dans le milieu du livre: jeu des chaises tournantes, remaniement, etc. Mais bien sûr, le cas Grasset, propriété de Bolloré, dépasse le cadre des habituelles valses de poste. Olivier Nora, en poste depuis plus de deux décennies, a su garantir au catalogue de sa maison une qualité certaine, et donc s'attacher nombre de ses auteur.es. Des auteur.es qui, en apprenant le licenciement de leur éditeur (rappelons qu'au sein de Grasset, d'autres éditeur.es étaient déjà partis, pressentant le pire, comme par exemple l'excellente Juliette Joste), ont rédigé un texte commun dans lequel ils annoncent ne plus vouloir publier chez Grasset. La situation s'annonce pénible: d'une part, ils et elles sont plusieurs, de toute évidence, à avoir un texte sous presse ou en passe de...





