Accéder au contenu principal

Articles

Sélection

La machine et le fantôme: à propos d'un propos mal à propos

L’affaire Thélyson Orélien – difficile de ne pas l’appeler ainsi – oblige à une mise à plat. De deux choses l’une – et l’autre n’est pas ici le soleil, comme disait Prévert – soit l’auteur a utilisé l’IA soit il ne l’a pas utilisé. (On aimerait évidemment que ça soit aussi simple…) Premier cas de figure : L’auteur n’a pas utilisé l’IA. Doit-il prouver qu’il ne l’a pas utilisée parce que certaines personnes affirment qu’il l’a utilisée ? On est déjà sur une pente glissante, puisqu’on ne peut pas systématiquement exiger des auteur.es un certificat de bonne conduite. Je n’ai pas à cocher la case « je ne suis pas un robot » chaque fois que je publie un livre. Ici, ce n’est pas à l’accusé.e de faire la preuve de son innocence, mais en revanche c’est au procureur d’exposer les motifs (profonds) de son accusation, et il/elle doit le faire non arguant qu’un logiciel a fait le boulot à sa place mais en expliquant pourquoi il/elle a décidé de recourir à un logiciel pour étayer ses intuitions, in...

Derniers articles

Le viol n'est pas un motif: sur une certaine résistance face aux livres de l'après-#Metoo

On achève bien les fillettes: Séverine Chevalier et la pierre de silence

L'arbre et la forêt: anatomie d'un on

FestivAlvignon (7), Hamlet, par Thibauld Perrenoud

FestivAlvignon- OFF: Julien Joubert, de bonne composition

FestivAlvignon (6): Le Deuil sied à Electre, par Gwenaël Morin

FestivAlvignon (5): Island Story, par Kyung-Sung Lee

FestivAlvignon (4): L'hors-présence, de Tiphaine Raffier

FestivAlvignon (3) : Silence, par Lucie Antunes et Mathilde Monnier

Festival d'Avignon (2) Uma Luz Cordial, de Carolina Bianchi