Le viol n'est pas un motif: sur une certaine résistance face aux livres de l'après-#Metoo
Force est de constater, en cette rentrée littéraire, que nombreux sont les livres – romans, témoignages ou essais – à ausculter la question de la domination masculine, des violences conjugales, du viol, de l'inceste, de la dimension incestueuse de la famille, etc. On s'en aperçoit d'autant qu'avant, disons, la vague #Metoo, ces livres, quelle que fussent leurs différences, étaient rares. On pouvait certes s'attendre à ce que, la parole se libérant, l'écriture, elle aussi, ferait l'expérience de cette libération. Mais il en va de cette littérature de la dénonciation (au sens moral) comme il en est allé à une époque un peu plus reculée de la littérature concentrationnaire: il y a toujours de bonnes âmes pour s'étonner du caractère répétitif de certains "motifs", pour déplorer ce qui serait une uniformisation des récits et/ou témoignages, bref pour condamner d'un air las tout un corpus de textes sous prétexte qu'en abordant, même de faço...







