samedi 1 septembre 2007

(Dé)Lire: A l'article de l'ane mort


J'aime bien les critiques assassines, encore faut-il qu'elles aient de l'esprit dans le fiel et une belle colonne vertébrale, bref qu'elles justifient leurs coups de griffes par autre chose que le plaisir de sucer sa propre salive. La Magazine "Lire" consacre dans son dernier numéro une page entière à "Central Europe" de William T. Vollmann, ce qui est peut-être déjà en soi un exploit pour cet équivalent littéraire de Télé7Jours. De prime abord, on est surpris par la forme binaire du papier: un pour et un contre. Ça veut dire quoi, être "contre" un livre ? Je ne suis pas "contre" Les Bienveillantes, pas contre Oui-Oui au pays des jouets. De même, je ne crois pas être "pour" Ulysse ou Les Reconnaissances. Il y aurait donc quelque chose de prfondément, d'intensément ambigu dans le dernier livre traduit de Vollmann pour qu'on puisse s'autoriser à établir deux camps, deux partis rivaux? En fait, ce "pour/contre" est là pour cacher le navrant petit "j'aime/j'aime pas", qui tient lieu en France de critique littéraire, et fait l'économie de l'analyse la plus élémentaire. Car le critique littéraire français se raccroche comme un ouistiti orphelin à la branche du goût plutôt que d'explorer le tronc du jugement. Donc: pour et contre. Avec tout de même, en présentation, et par deux fois (la première en chapeau, la seconde en légende à la photo), la quintessence décantée de ce choix: "chef d'œuvre ou imposture" et "génie ou fumiste". Incroyable, non? Non seulement "Lire" (mais qui? les deux journalsites d'un commun accord, leur patron d'une commune inconscience?) pose un postulat aberrant concernant le livre en question, mais, d'un coup de baguette magique et soi-disant logiue, remonte les bretelles de ce postulat sur les épaules de l'auteur. Si c'est une imposture, alors c'est que l'auteur est un fumiste. Hum. Curieux, parce que dans mon souvenir, le mot "fumiste" me semble appartenir à une classe d'adjectifs que je rangerais dans la catégorie "insulte". Bon, je veux bien admettre que "Central Europe" n'est pas un chef d'œuvre (ils sont rares), mais du coup il passerait carrément dans le camp adverse. Bigre, 996 pages de mystification, de poudre aux yeux? Ça fait cher le grain. Mais l'affaire devrait être vite éclaircie car, toujours dans le chapeau, on nous enjoint: "A vous de juger!" En lisant l'article? En lisant le livre? On ne sait. Mais l'on sent que le papier du bas (le contre) est là pour miner celui du haut, ainsi que tous ceux qui feraient l'éloge du roman de Vollmann, comme si la critique se coletait davantage avec la doxa des confrères qu'avec la matière même du texte.
Disséquons donc le papier injurieux et grossier qu'André Clavel a écrit, pardon, rédigé, sur "Central Europe". Il nous donne une leçon - à nous de la tirer, si je puis dire.

"William T. Vollmann est un graphomane" : D'emblée, méfiance envers un écrivain prolixe. L'excès est louche. Soit.

"Et comme il est atteint de rétension chronique, il garde tout." Ah ah! Quelle belle trouvaille que cette "rétension", et comme son parfum médical laisse augurer de ce que sera l'article: une réaction viscérale. Continuons.

"Le pire, c'est qu'il publie sans vergogne le moindre rogaton, les fonds de tiroir et la planche qui va avec." D'abord, précisons que ce n'est pas Vollmann qui publie, mais ses éditeurs. On peut supposer que Clavel vise non pas tant Central Europe mais en gros tout ou partier de l'œuvre Vollmannienne. De l'œuvre parue ou de l'œuvre traduite? On ne sait. Comme on ignore la connaissance qu'a Clavel de l'œuvre vollmannienne, parue, traduite… ou à venir.

"Résultat: depuis une décennie, le galérien des lettres américaines nous assène des pavés aussi indigestes qu'inutiles." Si Claver parle de décennie, alors j'en déduis qu'il fait référence à l'œuvre traduite et non au corpus en soi. Autrement dit huit livres publiés à ce jour. Tous ne sont pas des pavés, même si'l est vrai leur nombre de pages outrepasse celui d'un roman d'Alexandre Jardin. Ce "indigeste" s'inscrit dans cette délicate métaphore médicale qui commence à s'épanouir et dont on verra à quel point elle ne recule devant rien (puisqu'elle ne vise à rien d'autre qu'à dire au lecteur de cet article, de façon crassement subliminale, que Vollmann écrit de la "merde"). En revanche, cet "inutiles" est stupéfiant. Malheureusement, on ignore quelles bases critiques le sous-tend.

"Pour qu'on avale la pilule de son précédent roman, 'La Famille Royale', son éditeur avait fait figurer sur la jaquette une plantureuse poitrine féminine: ce grossier racolage permit sans doute d'écouler quelques exemplaires d'un pur navet." Diantre. Quel venin! Constations dans un premier temps que parallèlement au vocable pachydermique (pavé/plantureux), se dessine une imagerie rachitique (rogaton/pilule). Intéressant. Bon, là, ce qui se passe, c'est qu'au dossier de l'accusé on fait figurer un crime dont il est innocent: le choix de la couverture de l'édition en français d'une de ses traductions. Précisions que la couverture de 'La Famille royale' ne montre pas une "plantureuse poitrine féminine" mais une photo de l'artiste Jan Saudek, photographe aux partis pris esthétiques assez époustouflants. Précisons également que le choix de cette photo comme visuel de couverture était plutôt courageux, et qu'il a sûrement amputé l'ouvrage de quelques ventes si l'on en croit des réactions de libraires, lesquels ont parfois hésité à mettre le livre en vitrine ou ont senti que certains lecteurs éprouvaient une réticence devant cette couverture sans concession. Mais bon, pour Clavel, c'est du "grossier racolage". Et le livre précédent de Vollmann d'être qualifié de "pur navet". Passons.

Contentons-nous de relever quelques expressions choisies dans l'article de Monsieur Contre: "tacot qui perd son huile", "brouillon laborieux", "logorrhée", "dissertation historique", "pinaillage biographique", "rapport de police", "pur cliché", "réchauffé, "goulasch". Dommage que ces reproches, outre leur pittoresque imprécision, ne soient pas assortis d'exemples? (Manque de place, sans doute, l'invective prenant trop de place.) Bizarrement, et c'est souvent le cas, plus la violence de l'attaque est grande et moins sa justification est jugée nécessaire. Est-ce un paradoxe? Mystère de la critique…

On arrive au plus drôle. Clavel se demande si Vollmann a voulu plagier Grossman, Zinoviev, William Gass, Jonathan Littel. Qand on pense que Gass était encore inconnue il y a six mois… Décidément, les accusations de plagiat (qui est passible de poursuites aux yeux du Code, je le rappelle) ont la cote ces derniers temps. Mais imaginer (en manière de boutade, je suppose?) que Vollmann a "voulu plagier" Littell avec "Central Europe", c'est crétinissime, vu que le livre de Vollmann est sorti en langue anglaise le 24 mars 2005 (et était achevé bien avant puisque j'ai eu le manuscrit à l'été 2004) et que le roman de Littell est paru pour la première fois le 13 septembre 2006. Une fois de plus, je suppose que Clavel fait une boutade; mais son lecteur, lui, ne dispose peut-être pas de la liste de tous les copyrights sous les yeux. Affligeant.

Le meilleur est pour la fin: "On en ressort d'abord flatulent, puis K.-O., et l'on appelle le Samu en se disant que ce pensum qui croit stigmatiser le totalitarisme est lui-même passablement totalitaire, plus étouffant qu'une geôle soviétique." Ouh-la. La prose de Vollmann donne à Clavel envie de… péter! Mais surtout, son livre est "passablement totalitaire". Bigre. Et Clavel de conclure que Vollmann n'a pas besoin de lecteurs mais d'un plombier.
Là, on atteint le comble d'une virulence qui, outre la grossièreté, en plus de l'erreur factuelle, et moyennant une absence totale d'argumentation, s'achève carrément dans la condamnation politique. On aurait pu penser que Vollmann lorgnait du côté "roman totalé" — eh bien, non, c'est un roman "totalitaire", et "plus étouffantt qu'une geôle soviétique", geôles que Clavel doit bien connaître.
Que penser d'un tel papier? Et de ceux qui ont jugé "utile" (?), "digeste" (?) de le porter à la connaissance du lectorat. Vollmann est-il vraiment scandaleux à ce point? S'il est juste ennuyeux, pourquoi un tel tir d'artillerie pétomaniaque? On a déjà pu constater récemment, avec l'article consacrée par Nelly Kapriélian dans les Inrockuptibles à "O Révolutions" de Mark Z. Danielewski, que l'incompréhension crasse et la répulsion épidermique autorisaient les insultes et les galejades, au détriment d'une critique, ne disons pas en profondeur (faut pas rêver) mais tout simplement un tantinet… critique, voire responsable.
Vollmann, génie ou fumiste? On impose un choix, bidouillé de toutes pièces, aussi absurde que bête. On monte un dossier (le mot est fort) autour d'un livre qui nécessiterait, à tout le moins, lecture. Bref, on met en scène le renoncement critique dans une parodie digne d'Intervilles, mais sans les rires en boîte.
Clavel dans son ridiculissime papier, outre se gargariser de navrantes métaphores troupières, a cette idée qui donne froid dans le dos: Vollmann n'a pas besoin de lecteurs. Et le magazine Lire, de quoi a-t-il besoin ?
Mais ne nous échauffons pas et posons-nous plutôt la seule, la vraie, la capitale question à laquelle Clavel ne répond pas: Diana est-elle morte?

11 commentaires:

  1. Pour éviter de dépenser ses euros et lire à l'oeil ce papier (Q?), clic :
    http://www.lire.fr/critique.asp/idC=51577/idR=217/idG=4
    O Revanche, chez Lire, y'a quelqu'un qui semble avoir apprécié O Révolutions. Un dissident ? Re-clic :
    http://www.lire.fr/critique.asp/idC=51544/idR=217/idG=4

    Nota benêt : je pratique également la rétension, mais ne suis pas écrivain pour autant. Je copie/colle pour les collègues.

    RépondreSupprimer
  2. Damnaide, démonter les critiques devient un sport d'équipe. Fun indeed. Bien qu'un peu usant à force. Combien liront ce genre de critiques et combien liront ce que nous en disons ? Et quand je vois que Lire a sur sa couverture un macaron proclamant fièrement qu'il a été élu meilleur magazine culturel...
    J'ai le souvenir d'interviews de Liger (directeur de la rédaction de Lire tout de même) dans son émission sur Direct huit où il tentait de voler la palme de l'incompétence à Guillaume Durand pour ce qui était de la non lecture de certains romans (son interview de Dantec l'année dernière vaut son pesant de cacahuètes quand on avait bien lu son roman).
    Bref. Il est sain d'instiller un recul par rapport à la critique "visible" de l'étriller quand c'est nécessaire, en n'oubliant pas de créer. C'est toujours ce qui nous en différenciera.

    Toujours long comme d'habitude.
    Et puis suis en train de finir le Markson, alors merci ;)

    RépondreSupprimer
  3. Ah ! Le macaron meilleur mag culturel. Encore une bonne blague. Ce n'est d'ailleurs pas dit par qui il est délivré, non ?

    RépondreSupprimer
  4. Ah ben Maxence de chez Fluctuat, lui, il a lu. Même qu'il a essayu de répondre sur le forum MZD, mais il s'est fait jetu. Jette un oeil à ses commentaires sur "la presse pressée" sur l'esc@rgot... Tenterait-il de mettre de l'O dans son vain ?

    RépondreSupprimer
  5. Je n'ai pas lu le dernier Vollmann et je viens de finir O Revolution que je n'ai pas spécialement apprécié. Il me semble néanmoins que la critique française ne parvient pas à admettre l'ambition littéraire. Même si, je n'ai pas été touché par O Revolution, il me semble impossible de ne pas reconnaître le talent et l'ambition de l'auteur. C'est un bon livre. Je présume que c'est pareil avec Vollmann. Dès que l'on sort des textes gentillets, des textes à caractère "choquants" (sexualité, nazisme, etc.), des textes prétendument "introspectifs", la critique prend peur. Parce que finalement quand on lit la critique non informée et donc malhonnête de Clavel, le seul reproche réel qui est fait à ce livre c'est son épaisseur dans tous les sens du terme...

    RépondreSupprimer
  6. Agatha Cherrycoke1 septembre 2007 à 19:30

    j'aime toujours beaucoup l'idée des comparaisons bancales et granguignoles du type "plagiat de Littell". Parler d'originalité, sans s'intéresser au contenu. "Putain, cet auteur utilise des humains dans son récit, quel pâle copieur!". C'est du tout bon quand le chroniqueur ne sait plus se retourner que vers des références qu'il espère accessibles à tous, pour étaler sa propre confiture d'inculture. Au moins, ces billets critiques de chroniques permettent de cesser l'extension ad infinitum du recopiage d'une information unique et surclonée par le fameux et maudit "prosumer". Keep on Goin'!

    RépondreSupprimer
  7. Bien, à nous.
    Espérons que vous aurez la royale amabilité de me répondre, cette fois-ci, Claro.
    Votre texte comporte beaucoup de fautes : se moquer de Lire, c'est très bien, cette revue ne vaut strictement rien, le faire dans une langue à peu près au-dessus de tout soupçon, c'est mieux.
    Je suis tout de même étonné du peu de cas que vous faites de la véritable critique, qui, il me semble, depuis quelques mois voire années, a délaissé les salles de rédaction pour germer ça et là sur des Zones encore à peu près libres : les blogs.
    Vollmann à présent.
    Franchement, n'ayant pas encore lu ce livre, je n'ai strictement rien à dire sur le dernier Vollmann, pas le plus petit début d'argumentation : faites-moi confiance, j'écrirai, et encore un vrai papier critique, une fois faite cette lecture mais... Sauf à parier sur l'existence de quelque objectivité absolue totalement illusoire, la critique littéraire n'étant pas une science, je ne vois pas pourquoi, in fine (je dis bien : in fine), cette même critique devrait être plus qu'un banal j'aime/j'aime pas.
    Bien sûr, il faut qu'elle s'appuie sur des arguments, des analyses stylistiques, une vision (qui elle aussi, hélas, manque diablement à nos critiques) bref, il faut que la critique tente de se hausser à la hauteur du livre. C'est ce que j'ai tenté de faire dans ma petite série consacrée à quelques romans de McCarthy (infiniment supérieur à mon sens à Vollmann), surtout dans celui évoquant le tout dernier roman traduit en français.
    Pourtant, même dans ce cas je crois, force est de constater que la critique que j'ai tentée, la plus géniale critique, celle d'un Baudelaire ou de qui vous voudrez (sauf Assoupline) se résout en fin de compte à un 'j'aime/j'aime pas'...
    En revanche, que Vollmann soit surestimé, c'est là une évidence : Les Fusils me sont tombés plusieurs fois des mains et ce n'est pas exactement écrit dans une langue d'une grâce absolument époustouflante n'est-ce pas ?
    Je crois que vous aimez chez cet écrivain sa performance, certainement pas son écriture car, à mes yeux, il n'en a guère, pour ne pas dire : pas du tout.
    Or, jusqu'à preuve du contraire, un écrivain c'est, je crois, quelqu'un qui sait écrire, non ?

    RépondreSupprimer
  8. Merci pour votre commentaire. D’accord sur un point: on trouve parfois de bonnes critiques sur le Net. Je ne crois pas non plus à une critique objective. Pour Vollmann, j’aime son écriture. J’aime aussi l’écriture de McCarthy. Qu’un auteur soit surestimé, c’est possible, mais refaire les palmarès ne m’intéresse pas. Vous dites que Vollmann ne sait pas écrire. Je ne vois pas ce que je peux ajouter à ça. Désolé de n’avoir guère de goût pour le dialogue, ce bog n’est qu’un carnet de notes pour moi, pas un creuset dialectique ouvert sur l’extérieur. Décidément, je suis fait pour vous décevoir.

    RépondreSupprimer
  9. Non, me déçoivent uniquement les gens qui ne me répondent pas, ce qui avait été le cas sur l'un de vos anciens blogs. Et, à partir du moment où les commentaires restent ouverts chez vous, je suis en droit de supposer que vous ne dédaignez tout de même pas quelque forme de dialogue intelligent. L'autre option : les fermer, comme je le fais, geste que je puis parfaitement comprendre.
    Je m'explique quelque peu : Vollmann ne sait pas écrire, c'est tout de même un peu abrupt comme affirmation.
    Disons qu'à mon sens, même si bien sûr je ne prétends pas maîtriser comme vous l'anglais, Vollmann n'est qu'un très médiocre styliste, sa langue est incomparablement moins suggestive que celle d'un McCarthy, pour ne strictement rien dire des écritures d'un Conrad, d'un Stevenson, d'un Melville ou d'un Faulkner.
    Je n'aime pas Gracq pour tout un tas de raisons évoquées ici ou là sur mon blog MAIS c'est un incomparable styliste bien sûr. Houellebecq l'est beaucoup moins, Dantec ne l'est que très rarement et encore, lorsqu'il se débarrasse de ses foutus tics d'ado fan de SF. Je comparerai donc Vollmann, tout du moins ce que j'en ai lu, à une sorte de mélange de ces deux (d'un strict point de vue stylistique bien sûr) : puissance de l'écriture (nous débordons un peu du cadre du style...), mais aussi sécheresse volontaire (Les Fusils) mais absolument pas orfèvre. La grosse caisse de la littérature américaine.
    J'ai, face à Vollmann, le même sentiment que pour DeLillo : tout le monde en parle, plus ou moins intelligemment c'est entendu et, j'ai beau lire chacun de ses romans ou presque, je ne comprends franchement pas ce qu'on leur trouve. Tout cela a été déjà fait, en mieux à mon sens, par un Dos Passos. Vollmann, oui, est absolument surestimé par la presse dite spécialisée, alors que lui-même, je crois, déclare n'admirer qu'un seul auteur vivant, McCarthy justement, qui est franchement d'une autre portée, tant stylistique que, j'ose le mot, métaphysique (je renvoie à mon papier sur No Country for Old Men).
    Mes salutations.

    RépondreSupprimer
  10. Quel plaisir j'ai pu prendre à La famille royale de ce monsieur Vollmann !
    Quel plaisir j'ai pu prendre à le conseiller à mon entourage !
    Autant DeLillo m'ennuie ferme, par son non-style et par les sujets qu'il pose un peu trop délicatement sur le papier, autant ce Vollmann peut procurer un plaisir de lecture singulièrement goûtu. Son univers me touche, sa famille royale me parle, son écriture m'absorbe.

    Je découvre ce blog et je m'empresse de lire les autres articles.

    RépondreSupprimer
  11. Parfois, les commentaires des blogs littéraires me laissent perplexes et me rappellent ce film où Woody Allen suit deux intellectuels new-yorkais dans la rue (Manhattan? Anny Hall) qui détruisent allègrement Freud, surcôté, Picasso, dépassé, Nietzsche... Et j'ai le souvenir d'un petit bonhomme à jambes courtes qui court derrière en disant "mais moi j'aime Freud, j'aime Picasso...". Parfois, je me sens le petit bonhomme.

    Exécuter De Lillo en deux lignes, c'est grand tout de même...

    N'admirer que Cormac Mc Carthy comme auteur vivant, en oubliant Ellroy, Roth, Harrison, Gass, William Gaddis, Julien Gracq, Pynchon, Salinger, Michon, c'est réducteur...

    Bref, je m'étonne tout de même de votre commentaire sur Gass connu depuis six mois seulement, "Au coeur du coeur de ce pays" a été publié depuis fort longtemps par Rivages. Vous pensez vraiment qu'il était résté inconnu ? ou bien est-ce moi qui me trompe et est-ce un homonyme??

    Je découvre votre blog, c'est bien. Merci.

    VM

    RépondreSupprimer