dimanche 7 décembre 2008

Aidons la police: apprenons-lui à lire…

Depuis que notre judicieuse police a découvert le potoroz, à savoir que les saboteurs de la SNCF, les dangereux destructeurs de cateners, tiraient leur savoir-faire (et peut-être leur faire-savoir…) de la lecture d'un bréviaire anarchisant, le dangereux L'Insurrection qui vient, on sent une menace peser sur notre société et il est de notre devoir d'aider une milice gouvernementale un peu dépassée parce que pas forcément au courant des parutions séditeuses qui polluent notre saine littérature bourgeoise. Donc, afin de remonter vite aux sources d'exactions éminemment condamnables, je propose d'établir une bibliographie susceptible de faire gagner du temps à ces officines qui perdent quand même leur précieux temps et notre précieux argent en filatures laborieuses alors qu'une basique connaissance des parutions en librairies permettrait de repérer assez vite les organes de trouble à l'origine de ces vocations émeutières. Voici donc les livres responsables par le passé ou à l'avenir (à quoi bon faire le distinguo maintenant que l'on cherche les pré-délinquants, les pré-perturbateurs, les pré-pubères et les pré-varicateurs…):

• Mathias Enard: Bréviaire des artificiers (un livre qui à lui seul explique la situation au Moyen-Occident)
Caroline Rochet et Sandra Antonios, Je ne suis pas une bombe… et alors? (Hyper dangereuse apologie du charme)
Anna Rozen et Ludovic Debeurme, La bombe et moi
Emile Pouget, Le sabotage
• Jean Rolin, L'explosion de la durite
ETC.

J'en appelle à une délation massive et érudite. On ne peut pas laisser courir dans la nature tous ces comités invisibles qui en veulent à nos rails et à nos raïs. Le mal, qui est né entre les pages des livres et doit finir entre les murs des prisons, est mal. Nous sommes en France, pas au Fuckzecopistan.
Vous aussi établissez la liste des livres méchants qui donnent des idées mauvaises. Dénoncez plus pour gagner plus.

10 commentaires:

  1. Pour le coup la thèse de Thomz risque de lui coûter cher. Sinon la "Petite histoire de la voiture piégée" de Mike Davis, "Psychotic reactions" de Lester Bangs... ça peut aider

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  2. et contre-jour,moi cheminot (qu'on haï,qu'on suicide(par ce gras xavier bertrand et ces propes célibataires des journaux télé,ah le cheminot,ce salaud,ce nanti,ce symbole du mal)et tous les cheminots on sait contre-jour!!!-monsieur bob que lisez-vous?salaud anarchiste!!!ta gueule xavier...on est les enfants de webb...alors sort tes rats,qu'ils en bouffent de l'explosion,et contre-jour qui faisait plus peur à tom leclair(?)...contre-jour renait,et connait au monde pour parler comme claudel de l'art poétique,en france en français,on se venge,xavier,contre-jour est notre arme,xavier on va te mettre une jambe en marne,une en aube,un bras en meuse,l'autre en haute-marne,et comme la fille webb...(mais seulement ce qu'ils le veulent...)il aime...(pas nous!)mais gaffe x à contre-jour l'auteur est puissant,et notre petit traducteur en à bavé mais on l'a,et les lecteurs sont pugnaces...

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  3. Et dire que la mouche n'a pas fini de nous piquer en plus de la tique qui nous manipule le cerveau, on est servis mais pas dupes.
    Tout ce qu'on lit dans C-J nous rattrape illico dans la vie quotidienne, il en voit des choses Pynchon grâce au fait qu'il passe inaperçu, qu'il reste invisible dans le creux et sur la crête.
    La beauté du lac d'Ohrid est compromise par une économie capitaliste insensée. Le lac a un devenir sfumato. Alors admirons les paysages qu'il nous propose pendant qu'il est encore temps ça va pas durer.
    La valeur numérale de C-J est 13 miroir de 31 valeur de SL et IV (un anacyclique comme dans les partitions de Bach de l'Art de la fugue de Zone) et si on soustrait la valeur de I et V on obtient 13. 13 et 31 sont tous les deux nombre premier. La valeur de GR est 25 soit 5 au carré miroir de 25. On est prêts pour une partie de Cricket avec tous ses jeux de miroir.

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  4. chez moi j'ai "instructions pour une prise d'armes" de Blanqui et "théorie esthétique" de Theodor Wiesengrund Adorno, ça craint les deux ?

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  5. De toute façon, on a tous lu les mots claymore dans Zone et brisance dans Contre-Jour par conséquent on est tous bons pour l'inculpation de complicité mais d'autres livres peuvent encore aggraver lourdement notre cas comme Le droit à la paresse...pour avoir le temps d'observer et penser et ne pas gober leurs balivernes.

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  6. Sur le fil du rasoir Cyclocosmia également, quand j'ai vu les dessins Graphies, j'ai cru que c'étaient de simples rhizomes, ces racines qui n'en sont pas, pas du tout, c'est la carte monochrome d'un réseau, il faut incliner la carte selon un certain angle pour voir, à mon avis Méandres est l'image en haute résolution de la carte, les cercles sont ce que "les gars de l'artillerie" appellent "ellipse d'incertitude", la carte vient de Renfrew (un anacyclique).
    Chaîne, trame, métiers à tisser, Luddisme, sabotage, IWW... Fais gaffe Garp, les garçounnets i vont te cueillir à l'aube, reste planqué et préviens tes copains, i vont remonter la filière jusqu'à Face à Pynchon, les dessins de Zak Smith : un hurlement traverse le ciel...
    Soyons stratèges et continuons de lire le manuel 13.

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  7. Cher Monsieur Claro,

    En ces temps où certains dogmes rétrogrades se trouvent enfin remis en question, soyez remercié d'apporter, vous aussi, votre pierre à l'édifice du Progrès en soulignant avec justesse la fonction sociale essentiellement positive, mais si souvent niée, de la délation. Sur notre propre site, www.stase.org , nous avions d'ailleurs à l'origine créé une rubrique "Dénonciations", laquelle a finalement disparu victime de son succès (trop de citoyens y accusaient leur voisin de posséder un organe viril sous-dimensionné, nous travaillons aujourd'hui encore à la compréhension de ce phénomène obsessionnel hallucinatoire de masse...) Notre organisation s'est constituée en réaction à un texte qui, à l'aube de ces années 2000 dont les spasmes incontrôlés menacent, si l'on n'y prend garde, d'entrainer le retour d'un devenir historique dangereusement non planifié, se réclamait déjà de l'invention de futurs alternatifs. un texte rédigé à l'occasion du festival de Cognac par un vulgaire auteur de science-fiction, SYLVIE DENIS:
    "Le futur s'est replié sur lui-même et le présent a enflé, est devenu cette énorme BULLE DE PRESENT de laquelle il semble impossible de sortir."
    N'est-ce pas grotesque? N'est-ce pas insensé? Plus loin elle critique sévèrement le roman "Neuromancien", de William Gibson, en des termes relevant de la plus archaïque rhétorique crypto-marxiste:
    "Dans un roman de SF, les noms créent le monde. Conserver les noms des compagnies et des marques, c'était signifier que (le) monde (de Neuromancien) existait en prolongement direct du nôtre. C'était sous-entendre qu'il fonctionnait comme le nôtre, que les règles y étaient les mêmes..."
    Et pourquoi ne le seraient-elles pas? Si notre monde n'est certes pas idéal, qui saurait sincèrement nier qu'au terme de 25OO années de philosophie nous savons du moins exactement où aller, et ce qui est réalisable et réaliste? Aussi nous vous sommes-nous infiniment reconnaissant de nous fournir l'occasion de dénoncer une nouvelle fois l'action insidieuse de gens comme Madame Sylvie Denis, qui faute d'appeler à l'insurrection voudraient ressusciter un genre justement moribond pour corrompre par des chimères et autres plans sur la comète l'esprit encore malléable de nos enfants et adolescents.

    Dans l'attente de l'honneur de recevoir peut-être quelque jour votre visite dans les locaux virtuels de STASE, veillez croire, Monsieur, à l'assurance de notre très haute considération.

    Pr. TROUPEL.

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  8. "Précis de dynamitage" de Lucas Hees à La Différence...

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  9. "La balançoire de plasma" par Pierre la Police et Jean Le Cointre, aux éditions Cornélius.

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  10. "La désobéissance civile" de Henry David Thoreau.

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